NEWS: 'MIGRATIONS. RÉCITS. MOUVEMENTS.' WORKS DISPLAY for Arts for Advocacy + TALK WITH MARIANGELA PALLADINO, at KEELE UNIVERSITY, UK, 13-20 OCT. 2019
NEWS: 'RÊVES DE COLONIES', ON INFORGRAPHIC VISUALIZATIONS AND PASSING ON HISTORY / FONDATION DAR BELLARJ, MARRAKECH, MOROCCO OCT.-NOV. 2019
NEWS: LAGOS BIENNAL CURATORIAL INTENSIVE, LAGOS, NIGERIA, 28 OCT.—2 NOV. 2019






BEAUTIFUL GUTS.
ON GHIZLANE SAHLI'S 'HISTOIRES DE TRIPES'
ESSAY

Beatiful Guts
On Ghizlane Sahli’s ‘Histoires de Tripes.’
Soukaina Aboulaoula, Yvon Langué—Untitled

Excerpt

The duality of form and content in Ghizlane Sahli’s work appears to be challenging to grasp at first sight but becomes more and more concrete when given careful observation. Through mediums as varied as drawing, installation, and sculpture, the Moroccan-based artist investigates and reflects upon material transformation and matter. At the crossroads of craft, design and art, Sahli’s artistic practice is influenced by her backgrounds, both academic and personal. On the one hand, her architectural training manifests in the mastery of volume and space strongly present in her oeuvres. On the other hand, her creative processes mainly determined by handcraft, more precisely embroidery, were cultivated from her experience with textile, design and dressmaking. Soon after her graduation, Ghizlane Sahli designed clothes for kids in an atelier she set up in Marrakesh. She has also been studying and collecting textiles from her travels. It is, therefore, no coincidence that the varied stylistic approaches she had developed regroup know-hows of volume, shapes, embroidery and design. Her style nevertheless stems from a reformulation of her intention, that is, moving away from the discomfort of making design objects to focus on pieces that would be valued more for their formal expression and less for their function (…)



GIVING CONTOURS TO INVISIBLE FIGURES: 
POST-REFLECTIONS ON 'MIGRATIONS. NARRATIVES. MOVEMENTS.'
EXHIBITION AT VILLA DES ARTS, RABAT
ESSAY

Giving Contours to invisible Figures:
Post-reflections on Migrations. Narratives. Movements. exhibition at Villa des Arts, Rabat

Abstract

Noticing the growing precariousness of migrants in Morocco, ‘Giving contours to invisible figures’ is a commentary on the lessons learned from my collaboration with ‘Arts for Advocacy’ on Migrations. Narratives. Movements., an exhibition held at Villa des Arts, Rabat. The article engages with migration in the broad sense, and how it is addressed by curatorial practice. It discusses the display’s theoretical apparatus in the light of bold uncertainties due to the invisibility of the figure of the migrant, and the apparent disjuncture of my expectations with regard to the Moroccan context. I argue that the subject of migration calls for a widening of the borders of curatorial practice, at least in Morocco, precisely because of the geographies of mobility, heterogeneous ideas of globalization and common sense overlap.



CHERGUI #001
NOTE ÉDITORIALE

Chergui #001: Note éditoriale

Extrait

Chergui #001, n'est pas une collections/co-lectures des théories de la fictionnalité. Le lecteur n'y trouvera pas ce discours centripète typique des conversations spécialisées. Nous n'aurions pas pu/su. En dehors de quelques rares évocations, ce que nous appelions alors le fil rouge, existe cependant en filigrane, tel un filtre/une grille, sous la trame de chaque contribution. Nous nous sommes bien gardés de lire/lier la fictionnalité à la litérature, à sa nature propre; nous n'aurions pas su faire. Loin donc d'une aventure en sémantique de la fiction, nous avons, au contraire, laissé béant l'appel—comme ce sera/peut-être de coutume dans Chergui—pour un assemblage par accrétion/par agrégats (…)

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CHERGUI #000
NOTE ÉDITORIALE

Chergui #000: Note éditoriale

Extrait

DABAPHOTO représente depuis la première édition en 2014 un programme d’échanges et de réflexions sur la photographie au sens large, à partir du Derb El Ferrane, pendant un mois. Alors que DABAPHOTO se définit désormais comme LA plateforme photographique du 18, elle serait bien ambitieuse de prétendre à un état des lieux au sens strict de la photographie. La raison en est simple  :  nul ne saurait, en si peu de temps, parcourir l’océan des états du photographique aujourd’hui. C’est donc une chance, car la grandeur des terrains à découvrir vient avec la nouveauté (et l’originalité sans doute !) des questions. DABAPHOTO s’est voulue une approche par petites touches, une sorte de méthode en pointillés qui articule autour d’un sujet, une exposition collective, une programmation publique et des contenus à caractère éducatif  :  talks, conversations, projections, workshops. Appelons cela un format (…)

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NOUS CONVERGERONS TOUS
VERS LA CORNICHE COMMUNES DES RÉCITS
OÙ, FACE À L'HORIZON,
LES REGARDS S'ÉGALISENT
TEXTE D'EXPOSITION

Nous convergerons tous vers la corniche commune des récits


Extrait

D’ici, un imaginaire de l’ailleurs m’a servi de recours. Je suis un homme, je suis une femme. Nous sommes des milliers, l’échéance de l’exil venue, à migrer contre les conditions locales et actuelles de la vie. Le voyage vient en revanche avec la séparation, les péripéties, la déchéance et le doute. Initié comme une quête, il se délite peu à peu face à la désillusion. Pis : il croule sous la menace d’un récit plus large : celui de la migration décrite comme crise, et dont l’aliment est l’imagerie médiatique de masse. Le récit migratoire globalisé est sous-tendu par la statistique tragique de la mortalité.

Nous avançons, “c’est Dieu la force” tout de même ! Le Nord de l’Afrique que j’ai rêvé par la carte et l’histoire n’était-il pas le territoire des grandes épopées transsahariennes ? Je le vis comme une terre de crime, de trafics humains et autres précarités difficilement racontables. Le récit dominant des migrations est aussi celui du fléau. Je préssens un contraste aggravant entre les vécues des personnes en migration et leur retransmission. Je pressens aussi une dispersion de voix qui dessert la justesse de la réception et n’a pour seule conséquence que la discrimination : rejet chez les uns, réclusion chez les autres. Je le vois ! Où sont les supports de ces milliers d’histoires individuelles ? “Supports” au double sens de “soutiens”, de “plaidoyers”, voire de “médiums”. A-t-on seulement retrouvé un journal de voyage parmi les restes décimés ou trempés de mes confrères?

Nous continuons d’avancer(…)



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L'HYPERIMAGE DE LA RUE: DABAPHOTO 2
THE HYPERIMAGE OF THE STREET: DABAPHOTO 2
TEXTE D'EXPOSITION / EXHIBITION TEXT

L'hyperimage de la rue / The Hyperimage of The Street


© Yoriyas

Extrait / Excerpt

La prise de vue en photographie de rue est une succession de choix tactiques, pour l’exercice d’un genre dont l’objet est l’éphémère et le fugace. L’exposition Terrain de jeu explore le déploiement de ces tactiques dans le cadre de la photographie marocaine, en abordant la rue comme espace d’expérimentation. On y reconnaîtra la grammaire d’une Street Photography classique : la ville prise comme sujet, différentes formes de juxtapositions d’inspirations surréalistes, un aperçu du tissu social, l’instantané et la fortuité des prises de vue. Il s’agit d’une sélection — certes non-exhaustive, mais suffisante — d’approches de la rue au Maroc qui offrent un aperçu de l’exercice du genre ici (…)

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RÉVERBÉRATION.
SUR LES ANGLES DU PHOTOJOURNALISME EN AFRIQUE
ARTICLE

Réverbération.
Sur les angles du photojournalisme en Afrique

Extrait

Y a-t-il un photojournalisme « africain »? Pourquoi pas? Et pourquoi cette question? Il y a comme un effet de réverbération lorsqu’on aborde la question du photojournalisme en Afrique. Interrogation, puis négation de l’interrogation, etc. La pratique de la photographie d’information en Afrique oblige quelques changements d’angle. Je soupçonne par ailleurs une question plus vaste, ou plus restreinte, c’est selon: celle de la visibilité/représentativité proportionnelle de photographes « africains » sur le marché global des images (…)

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LES AUBES ÉLECTRIQUES.
SUR LA SÉRIES 'LES FÉLINES' DE LOUIS-PHILIPPE DE GAGOUE
ARTICLE

Les aubes électriques.
Sur la série 'La féline' de Louis-Philippe de Gagoue



© Louis-Philippe de Gagoue


Extrait

La série “Les aubes électriques” évoque une Afrique faite corps, figure et formes. Ici, le goût de l’Afrique contemporaine est nourrie par la mystique des âges; il hante, ubiquiste, le banc souillé de la lagune ; il bat comme le caoutchouc des pneus, le sol bitumeux de la ville; il confronte le métal rouillé du taxi brousse; il caresse le béton des architectures déchues et le verre des bâtisses du futur; il côtoie le regard livide du travailleur, auquel il se prête en rêve. Ce goût vibre, il existe en puissance. En fait, il se juxtapose, compose avec des visions a priori contradictoires. Puis il prend corps. Il est le modèle (…)

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THE SHADOW OF THE SMOKELESS FIRE.
AFSOON + KAMARSTUDIOS AT DAR BELLARJ
TEXTE D'EXPOSITION

The Shadow of The Smokeless Fire
Afsoon + Kamarstudios at Dar Bellarj

Extrait

Le projet 'The Shadow Of the Smokeless', réunit les images de l’artiste iranienne et anglaise Afsoon, et une composition sonore de Kamarstudios, Marrakech.
Pourvue d’une grande force évocatoire, l’œuvre d’Afsoon mêle le photomontage et la narration. Elle puise dans une esthétique de la légende et dans l’inconscient collectif marocain. La série «Dreaming of fire. The legend of Jinns» (litt. «Rêver de feu. La légende des Djinns») est le fruit d’une résidence menée à Marrakech autour des Djinns, ces esprits qui peuplent les imaginaires maghrébins.
Dans les développements récents de sa recherche, Afsoon en est arrivée à une transversalité du thème: l’exposition donne à voir, juxtaposés, les Djinns marocains et maintenant... perses. D’où est l’invisible, sinon d’ici et d’ailleurs? Cette extension du sujet constitue la seconde couche de l’exposition. La présentation proprose une expérience sensible, visuelle et sonore (…)

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GHANA, LOIN
SUR LA SÉRIES 'GHANA' DE DENIS DAILLEUX
TEXTE D'EXPOSITION

Ghana, Loin.
Sur la série 'Ghana' de Denis Dailleux.


© Denis Dailleux


Extrait

«Ghana» fût le nom d’un empire majeur d’Afrique de l’Ouest, situé entre l’actuel Sénégal, le Mali et la Mauritanie. L’Empire du Ghana, qui s’est construit principalement sur le commerce transaharien d’or, a connu son apogée au courant du Xè siècle... Loin donc, du Ghana actuel, quelques kilomètres plus bas sur la Gold Coast (litt. «Côte d’Or»), à cause du commerce alors prépondérant durant la colonisation anglaise. Premier pays d’Afrique noire à acquérir son indépendance (6 mars 1957), le Ghana s’appelle ainsi, en hommage à l’Empire du Ghana, et de par les velléités panafricanistes de Kwame Nkrumah, premier ministre et président du pays (…)

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DÉMEMBREMENT
COMMENTAIRE D’IMAGE

Ghana, Loin.
Sur la série 'Ghana' de Denis Dailleux.


© Anatoly Maltsev/EPA


Extrait

St Petersbourg. Le 12 Octobre 2013. Des policiers répriment violemment une manifestation d’activistes. Foisonnement de membres - bras, mains et jambes. On peut entendre, contre le sol, le bruit sourd et trouble des pas de la troupe. On marche d’une part. D’autre part, on flotte : un manifestant que l’on transporte, n’a alors plus d’emprise que sur un sac plastique frêle comme lui. Son confrère au deuxième plan va lui aussi prendre son envol. Il doit être de coutume que la répression en acte ressemble à une forme de vol plané assisté, mais vertigineux. Les grimaces - et les cris qu’elles trahissent - sur les visages des manifestants contrastent fortement avec l’absence de visage de la police. Quand bien même on en reconnaît un, ce dernier est placide, sans expression. Et ne rejetons pas trop vite de nous demander si visages il y a vraiment, sous les casques couverts!(…)

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LALLA ESSAYDI.
LES ODALISQUES SE REBELLENT

ARTICLE
Lalla Essaydi. Les odalisques se rebellent.


© Lalla Essaydi


Extrait

«You will just have to bite the bullet, there is no other option», autrement dit «contente-toi de serrer les dents, il n’y a pas d’autre choix». C’est ce que l’on disait aux malades avant l’arrivée de l’anesthésie générale, pour endurer les opérations médicales douloureuses. Ce contexte est absolument distinct de l’œuvre de Lalla Essaydi, mais pourrait être une métaphore du déclenchement de son œuvre…
Dans sa nouvelle série, elle poursuit sa critique des poncifs de l’orientalisme. En association à l’habituelle calligraphie au henné sur le corps de ses modèles, un foisonnement de cartouches de balles colonisent la maille des vêtements, la structure du mobilier ou la géométrie du zellige en arrière-plan (…)

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EXTIMACY.
NOTES SUR LE TRAVAIL PHOTOGRAPHIQUE DE HICHAM GARDAF

Extimacy. Notes sur le travail photographique de Hicham Gardaf


© Hicham Gardaf


Extrait

Lors de ma première rencontre avec Hicham Gardaf, j’ai un peu précipitamment évoqué l’idée d’”aura”, pour qualifier l’atmosphère qui cerne ses photographies. Par-delà cette facilité vocabulaire, une attention plus soutenue à l’œuvre générale m’aura permis de comprendre ce qu’il en était réellement. L’exposition “Extimacy” regroupe deux séries : “Tangier Diaries” et “Cafes”. La première remonte à ses débuts en photographie, en 2010 ; la démarche de prise de vue y étant ouvertement personnelle, voire intimiste. Les photographies de cafés quant à elles, ont été réalisées pour la première fois dans le cadre d’un projet présenté au Percolateur, à Marseille. Dans ce second projet, la force d’une idée motrice est plus sensible ; certaines photographies ressemblent à des révélations tant sur l’authenticité que sur l’éternité de ces mythiques cafés tangérois (…)

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DIGRESSIONS #2.
DIGRESSIONS

Digressions #2

Extrait

Ces pays vous vendent du rêve même avant que vous ne soyez partis, alors même qu’ils conditionnent votre départ. Ce lieu dit « venez au Royaume Uni, mais pas comme vous êtes, comme vous deviendriez d’après nos conditions. D’ailleurs regarder, comme ces gens s’habillent, voyez ce paysage, imprimez-le bien, regardez, c’est Big Ben ».
Les salles d’attente ont toutes cette même atmosphère d’hôpital. Ce qui les rend inhospitalières.
Les gens derrière les vitrines des caisses n’ont pas de corps. D’ailleurs, de leur point de vue, vous êtes plus grand·e·s et êtes dépourvu·e·s de membres inférieurs. La relation des services par vitrine interposée est une relation de mutilé·e à mutilé·e. Une personne sans jambe, ni front vous donne une injonction sur la base d’une prédisposition que vous et elle avez en partage. Punaise, ça explique beaucoup de chose. (…)

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DIGRESSIONS #1.
DIGRESSIONS

Digressions #1

Extrait

Il y a des criquets ici. Et des mouches. De toutes les façons il y des criquets et des mouches partout. Les criquets, c’est vrai, sont un peu rares, surtout dans les gares. On dirait plutôt un grillon. Je connais les grillons. Je les préfère aux criquets. L’entomophobe en moi pense qu’ils sont gentils. C’est qu’en général ils travaillent la nuit, c’est à dire qu’ils la forment. Dans mes souvenirs d’enfant c’est comme ça: pas ne nuit sans grillons et vice versa. Il est cinq heures et quart; celui-ci doit être en fin de service ou parti en vadrouille. Je n’ai pas souvenance d’avoir entendu un grillon chanter la nuit ici. C’est long, dix ans sans entendre de grillon, dix ans sans nuit. Mon enfance est loin (…)

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FLOTTEMENTS
FRAGMENTS

FRAGMENTS

Extrait

Le faire est un métal souplpe.

Flotter sous l'onglet INFO.





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